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Carte d'identité

Le Blason

Le nom de la Jubaudière est tiré de celui d'une famille ENGELBAUD, dont l'étymologie, d'origine germanique probablement, signifie :

Engel = Ange et Baud (ou Bald) = audacieux.

Les deux ailes d'ange, couleur argent, en haut du blason, figurent cette origine.
La crosse d'or symbolise à la fois, le passage de l'abbé Luçon comme curé de la Jubaudière de 1875 à 1889, et celui de l'abbé Gaultier, curé de 1906 à 1936 et initiateur de l'industrie de la chaussure dans la région.
La bande ondulée de couleur argent, évoque l'Evre qui traverse la commune.
Le fond vert, correspond à l'activité agricole, très importante pour l'économie jubaudoise.
Le tissé d'or rappelle l'activité essentielle qu'était le tissage à la fin du XIXème siècle.
Les deux poulaines noires en bas de l'écu sont le symbole de la fabrication de chaussures et de pantoufles si importante ici de 1950 à 2000.
Le bleu et le blanc, couleurs des associations sportives de la commune, illustrent leur existence.

L'histoire de La Jubaudière

Vers 1104, le bourg existait déjà. En 1782, la Jubaudière n'était encore qu'une communauté d'habitants. Elle n'avait ni maire, ni conseiller. Le 1er maire fut René Maugeais qui dirigea la Jubaudière, ainsi devenue commune, de 1790 à 1830. A la fin du XIXème siècle, la Jubaudière était un petit bourg de 648 âmes. En 1896, les habitations bâties sur caves étaient groupées autour de l'église et du carrefour. Le tissage occupait 150 habitants.
Aujourd'hui, avec la diversification de son économie, la Jubaudière vit un nouvel essor. Une vingtaine d'associations culturelles et sportives animent le village fort de 1200 habitants. Avec les bords de l'Evre, son aire de pique-nique, l'étang de la Coudraie et ses chemins de randonnée, la Jubaudière accueille agréablement et chaleureusement ses visiteurs.

Le Cardinal LUÇON

Louis LUÇON est né  à Maulévrier  le 28 octobre 1842 dans une famille de tisserands. Il fréquente l’école de sa paroisse où il attire l’attention du curé, l’abbé LENOIR….il devient son enfant de chœur.

Après ses études, achevées à l’âge de 22 ans, il reçoit le sous-diaconat.

Il est ordonné prêtre le 28 décembre 1865 et nommé vicaire à Saint-Lambert du Lattay. Il y sera de 1866 à 1873…

Le 8 novembre 1875 il arrive à la Jubaudière, l’une des plus petites paroisses du diocèse d’Angers, et, durant 8 ans, il se donnera tout entier à ses ouailles…. Il entreprend  de nombreux travaux d’amélioration dans son presbytère et son église. Dans ses moments de loisirs, il reste de longues heures dans le grand jardin du presbytère à méditer et à rédiger l’histoire de sa paroisse, travail de grande valeur qui a beaucoup servi à l’écriture de ce livre.

Le 16 octobre 1883, l’abbé Luçon est nommé à Notre Dame de Cholet où il restera jusqu’en 1887.

Le 8 février 1888, il est sacré évêque. Mais… avant de rejoindre son évêché de Belley il repasse à La Jubaudière où il est reçu solennellement, le mercredi des Cendres.

En décembre 1907, il est crée Cardinal de la Sainte Eglise puis devient Cardinal Archevêque de Reims.

C’est-là qu’il s’illustre par son dévouement durant la première guerre mondiale. Du 22 septembre 1914 au 25 mars 1918 il partage la vies des Rémois sous les bombes, réconfortant les sinistrés, visitant les soldats blessés dans les hôpitaux et ceux qui combattent dans les tranchées. On raconte également qu’il fit ôter les vitraux de la cathédrale pour les protéger des bombardements…puis, la paix revenue, les fit replacer « intacts ».

La Chapelle Notre-Dame des Victoires

L’histoire de la Chapelle Notre-Dame des Victoires vaut la peine d’être contée.

Aux environs de 1830, l’abbé DOGUEREAU, curé de La Jubaudière avait un neveu qui voulait devenir prêtre. Malheureusement, le jeune homme était d’une timidité telle que ses supérieurs le jugeaient incapable d’embrasser l’état ecclésiastique. Le bon curé de La Jubaudière engagea donc son neveu à faire un vœu, par lequel le jeune homme formait le projet d’élever un monument en « ex-voto » s’il pouvait vaincre les obstacles qui l’empêchaient de poursuivre sa vocation.

Peu à peu, le jeune homme put gravir les degrés de l’état ecclésiastique et l’abbé  DOGUEREAU obtint de son évêque l’autorisation de l’avoir près de lui pour le seconder avec espoir de succession. C’est ainsi que l’abbé Adolphe-Jules TERNAN, neveu du curé de La Jubaudière, devint curé de la paroisse.

En témoignage de reconnaissance pour la grande grâce qu’il avait obtenue, lui permettant ainsi de réaliser ses plus chers désirs, l’abbé TERNAN entreprit l’édification  de la Chapelle Notre-Dame des Victoires. Ce fut sa première œuvre dans la paroisse.

Le 27 juillet 1849, Monseigneur Guillaume-Laurence ANGEBAULT, évêque d’Angers, vint bénir la chapelle, tandis que le Révérend Père BOUILLE, missionnaire à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en un sermon de circonstance chantait les louanges de la Vierge.

La Giraudière

Célestin PORT, dans son dictionnaire de 1876 nous dit : « Ancien fief relevant de Chanzé, avec château et chapelle de Notre-Dame-de-Pitié, fondée le 1er avril 1493 par Dlle Marguerite de TORCHARD.. En dépendaient les métairies de la Baubière et de La Fontaine, ainsi que le bordage de Pétrubert. La terre, qui appartenait depuis au moins le XVème siècle à la famille de TORCHARD, passa au XVIIème aux PAYNEAU. En reste Sieur de 1741 à 1749, Jean LAMY, bourgeois d’Angers. Juste avant la révolution, elle est la propriété de la famille d’ANDIGNE. Durant cette noire période de l’histoire, au cours de laquelle, les châteaux et les églises sont brûlés, les habitants du manoir s’exilent….A leur retour, ils ne trouvèrent de leur manoir que des ruines. Les toits effondrés, les étages écroulés avaient été la proie des flammes…déjà les ruines étaient enlacées par les rameaux d’un lierre puissant caché sous son épais feuillage.

…Mais ce château, brûlé le 26 janvier 1794 par les colonnes infernales du général CROUZAT, n’était qu’une restauration incomplète de l’ancien qui, avait déjà été  brûlé durant les guerres de religion du XVIème siècle et avait déjà beaucoup perdu de son importance primitive.

En 1882 ne reste du Château que :

  • un petit sentier de 3 ou 4 mètres à la place d’une avenue seigneuriale bordée de haies.
  • un portail (d’environ 4 mètres de large) pratiqué dans un mur de pierres de granit. et surmonté de 4 créneaux, au-dessous desquels avaient dû être les armes seigneuriales.
  • A gauche, une petite porte, plein cintre, comme la principale, mais plus basse et plus étroite.
  • La partie de gauche, en entrant, est une prairie entourée de grands arbres et non plus un verger.
  • A droite plus rien, remises détruites…
  • Les douves ont été comblées là où étaient les ponts.
  • Au fond : ce qui reste du manoir de la Giraudière, c’est à dire une vaste salle d’environ 10 mètres de côté, derrière celle-ci, une autre de même superficie mais plus basse. Au-dessus de la 1ère,  une autre, d’égale grandeur. Un grenier règne au-dessus de la seconde. On monte à l’étage par un escalier de pierres. Devant la grande salle un jardin a fait place à une petite cour.

De nos jours, le château de la Giraudière est depuis un siècle environ, propriété de la famille DE SAINT-GEORGES. Cette famille, très attachée à l’histoire de son manoir, s’investit énormément pour lui redonner un cachet d’authenticité et se consacre à sa restauration la plus proche possible de son identité première.

De nombreux travaux sont effectués, toujours au plus près de la réalité.

  • En 1943 : construction de l’aile attenante à la grande maison par l’entreprise Crépellière de Jallais. On était en période de guerre et les matériaux difficiles à trouver. Le carrelage venait de Cerizay et se payait en denrées. Madame de SAINT-GEORGES mit tous ses métayers à contribution pour récupérer  le maximum de ces précieuses denrées (surtout du beurre) et put ainsi payer le carrelage. La pierre venait de la Crouzière, la chaux de Chalonnes.Le mortier était porté à dos d’homme.
  • En 1976 : Reconstuction du portail d’entrée, toujours par la même entreprise, et selon les plans de François D’ORGLANDES. Ce portail a été démonté pierre par pierre, chaque pierre a été numérotée et le portail ainsi reconstitué.
  • A partir de 1989 : Reconstruction des murs de soutènement des douves (parties avant et gauche)Construction d’un oratoire. Remise en état du puits médiéval (grille fabriquée à l’ancienne par notre forgeron : Lucien Martin) et de la maison de la Borderie.

Chaque étape de reconstuction a fait l’objet d’une campagne de restauration par Monsieur de SAINT-GEORGES.

Château de la Gautrêche

Le château de la Gautrêche fut construit en 1853 par Monsieur Antoine-Jules FOURCHY, notaire à Paris. Monsieur VAN DER NOOT architecte à Paris, a eu l’honneur de voir ses plans publiés dans la revue « Le Moniteur des Architectes ». L’un des fils de Monsieur FOURCHY Père, Paul fut Maire de La Jubaudière, il était également notaire à Paris ; il fit construire l’ancienne Mairie en 1875 qui elle, a été démolie en 1995. Paul FOURCHY, époux de Mathilde CHAPELLIER décéda à la Gautrêche le 17 octobre 1890. Quant à Madame Paul FOURCHY-CHAPELLIER, elle mourut le 9 août 1901 en laissant pour seuls héritiers : René et Antoine-Jacques ses deux fils. Antoine-Jacques, son second fils, devint Maire de la Jubaudière jusqu’à son décès le 4 octobre 1930 ; il avait pour épouse Madame Jacques FOURCHY née VALPINCON. Son fils Raymond était son seul héritier, il lui succéda comme Maire jusqu’à sa mort  le 7 décembre 1937.

Après le décès de Madame FOURCHY, née VALPINCON le 13 novembre 1946, le château devient la propriété de cousins au cinquième degré de la tranche paternelle, lesquels ont vendu en 1947 à Monsieur l’Amiral de LIGNE DE LA BARBEE qui fut propriétaire du Château jusqu’en 1969, date à laquelle il fut revendu au Secours Catholique.

La maison a été bénie et l’autel de la Chapelle consacré en 1969 par Monseigneur MAZERAT  Evêque d’Angers.

En 1970, le Secours Catholique créa un Centre d’Accueil pour les prêtres malades, fatigués ou en convalescence, ce centre fut dénommé le Divin Paraclet. Le premier directeur fut le Père PIXNER d’origine allemande, le second le Père SALVATOR d’origine américaine et le troisième et dernier le Père PARENTEAU d’origine canadienne.

Ce centre fut fonctionnel jusqu’en 1983. Pendant deux ans, il fut inoccupé.

En 1985, le Secours Catholique créa au domaine de la Gautrêche une Cité d’Accueil pour jeunes en difficultés d’insertion sociale. Monsieur Georges PELLEN fut le premier directeur pour gérer le centre jusqu’en 1988. Sept autres directeurs lui succèderont : Monsieur Gérard RICORDEL a fait un bref passage de moins d’un an en 1989. Monsieur Alain MORINIERE (1989 à 1996). En 1996, fut créé le C.H.R.S (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) avec la poursuite du Centre de Formation. Monsieur Marcel MESLIN (1996 à 2000) fut le nouveau directeur. En 2000 jusqu’en 2006 Monsieur Hervé REGNAULT DE LA MOTHE lui succéda. En 2006, nouveau tournant pour la Gautrêche, le C.H.R.S part sur Cholet, le Centre de Formation déménage des dépendances du château au château. Les dépendances s’offrent un lifting pour recevoir fin 2006 un Centre Educatif Fermé (C.E.F) pour des jeunes de 13 à 16 ans. Un nouveau directeur est nommé pour les trois structures, Monsieur Ronan MOREAU. Depuis ces dernières années, deux directeurs ont la charge des différentes structures, à savoir: Madame Pascale TRAINEAU (Centre Educatif fermé) et Monsieur Olivier MIARA (Centre de Formation et C.H.R.S).

La Fourmi 1951-2001

En 1951, Robert HUMEAU était employé comme contre maître à l’entreprise ROUSSEAU et Compagnie, fabrique de pantoufles, place du Cardinal LUCON à La Jubaudière. Cette entreprise a été achetée par la Société CHUPIN du May-sur-Evre qui décidait de transformer la fabrication de pantoufles en chaussures.

C’est alors que Robert, spécialiste dans la pantoufle, décidait de créer sa propre entreprise avec l’aide de ses cousins Gustave et Thérèse HUMEAU. Ils s’installèrent dans des étables et écuries désafectées (rue de l’industrie actuellement).

Pourquoi « La Fourmi » : le nom des créateurs « HUMEAU » est très répandu dans la région et notamment dans la chaussure. Pour ne pas créer de confusion et souhaitant que son entreprise forme une équipe de travail, Robert HUMEAU pense à «La Fourmi» c’était parti.

Dès la fin de la première année, 17 ouvriers travaillaient pour l’entreprise, dont un certain nombre à domicile. Les premières années ne furent pas de tout repos mais malgré cela «La Fourmii» se développait rapidement :

1954 – 28 personnes et 1960 – 88 personnes

A l’époque, les entreprises de chaussures et confection tournent à plein et la main d’œuvre est difficile à recruter sur place. Il faut pourtant embaucher pour satisfaire les demandes des clients. La Fourmi va donc créer deux ateliers, l’un à La Chapelle-Rousselin, l’autre à Notre-Dame des Mauges. Dans un premier temps ces deux sites recruteront essentiellement de la main d’œuvre féminine (issue de Familles Rurales) pour des unités de piqûre.

Malgré cela, les locaux d’origine à La Jubaudière devenaient trop exigus et Robert HUMEAU décidait alors de construire un bâtiment industriel, rue de la Basse-Goulardière, derrière les anciennes écoles.

1965 – 160 personnes

Quatre travées supplémentaires étaient nécessaires pour loger personnel et matériel toujours en augmentation.

1970 – 250 personnes

Un important agrandissement est alors réalisé avec encore quatre travées supplémentaires et des bâtiments administratifs avec façade donnant sur l’actuelle rue de La Chapelle.

1980 – 370 personnes

1990 – 450 personnes

Des produits de qualité et adaptés au goût des marchés européens principalement Belgique et Allemagne, une équipe commerciale dynamique, un personnel qualifié et une technique à la pointe animée par Bernard GRIMAULT (Jubaudois) font que les demandes affluent, que les bâtiments industriels de la rue de La Chapelle ne sont plus adaptés et que La Fourmi ne peut répondre à la demande dans les délais.

L’entreprise dirigée alors par les deux fils de Robert HUMEAU, Daniel et René, décide de construire une nouvelle unité industrielle dans le quartier dit « des Landes » dont cette usine portera le nom.

De 1991 à 1999, La Fourmi emploi 550 personnes (dont 350 sur les sites de La Jubaudière) et fabrique 50 000 paires par jour de chaussons et chaussures légères.

Plus de la moitié de cette production est destinée à l’exportation, essentiellement  sur les pays d’Europe (Allemagne, Belgique, Suisse et Scandinavie).

L’entreprise est reconnue comme le leader européen dans la catégorie de produits, mais commence à souffrir de la concurrence asiatique.

Quelques modèles de chaussures fabriqués dans les années 1990 -2000 : pantoufle classique, bottillon confort, mule homme, mule femme, botte intérieure enfant, bottillon enfant,sans-gêne enfant, chaussures toile homme, chaussures toile homme, chaussures toile femme, chaussures toile femme, sandale cuir femme, chausson cuir femme.

Dans les années 2000-2001, comme toutes les entreprises du Choletais fabricant de chaussures, La Fourmi est frappée de plein fouet par la mondialisation des marchés et l’invasion massive des produits concurrents en provenance d’Asie à des prix inférieurs de quatre à cinq fois moins chers.

Après deux dépôts de bilan et des reprises différentes, les usines fermaient définitivement leurs portes en mars 2001.

C’était la fin d’une belle histoire qui a durée 50 ans.

La Légion d’honneur à Robert HUMEAU

ancien Maire et fondateur de LA FOURMI

Le 12 décembre 1993, Monsieur le ministre du Logement Hervé de CHARRETTE, a décerné à Monsieur Robert HUMEAU, la Légion d’Honneur au nom du Président de la République.

Cette distinction lui a été remise principalement au titre de fondateur de La FOURMI. Au cours de la cérémonie Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, Jean-Baptiste BIDET, et le nouveau décoré nous ont rappelé quelques étapes de sa longue et fructueuse carrière. Né en 1914, Robert HUMEAU décide de créer La FOURMI en 1951 avec ses cousins Gustave et Thérèse. Après quelques années de « galère » l’affaire voit son développement en 1956. Depuis elle n’a cessé de prospérer pour arriver en 2000 à 550 personnes  pour 50 000 paires par jour dont 70% à l’exportation.

Entre temps, en 1959, Robert HUMEAU entre à la municipalité comme Adjoint et en 1971, il est élu Maire, poste qu’il assume durant également 12 ans.

Monsieur Robert HUMEAU a conclu cette cérémonie en déclarant : « Tous mes anciens collaborateurs, tous mes anciens cadres, mes fils René et Daniel, mon épouse regrettée, tous doivent être associés à cette décoration prestigieuse qui m’est remise aujourd’hui ».

Monsieur le Maire et tout son Conseil Municipal, félicitent chaleureusement son Maire Honoraire pour cette exceptionnelle décoration bien méritée.

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