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Carte d'identité

Villedieu-la-Blouère en bref

Région : Pays de la Loire

Département : Maine et Loire

Commune nouvelle : BEAUPRÉAU-EN-MAUGES       

Commune déléguée : Villedieu La Blouère

Habitants : Les Théopolitains

Population : 2516 habitants

Superficie : 1424 hectares

Code Postal : 49450

Altitude :96 mètres

 
 
 

Patrimoine de Villedieu-la-Blouère

 
EGLISE SAINT CHRISTOPHE DE LA BLOUERE
HISTORIQUE
La paroisse de La Blouère dépendait d'un prieuré de Saint-Jouin-de-Marne (abbaye du diocèse de Poitiers) du 12e au 18e siècle.
La cure, quant à elle, relevait de l'évêque d'Angers. De nombreuses chapelles, telles que Saint-Nicolas, Saint-Michel et Sainte-Barbe, étaient désservies en l'église. En 1833, la paroisse de Villedieu est créée, la commune comprend alors deux paroisses dont les limites sont fixées par l'ordonnance de 1834.
En 1860, La Blouère entreprit la construction de son église actuelle tout en conservant l'ancienne église (du 12e siècle) jusqu'en 1872 pour les besoins du culte. Le nouvel édifice fut confié à l'architecte de Beaupréau, Alfred Tessier. En 1860, il oeuvre simultanément sur les chantiers de Tillières, Drain, Trémentines et La Blouère. Ces églises présentent de nombreuses similitudes. Parmi elles, on reconnaît à La Blouère, le clocher placé au-dessus du porche, le chevet à 5 pans coupés, les baies géminées avec un remplage à rosace, les voûtes d'ogives à clefs peintes et l'emploi du fer dans la charpente (peut-être responsable des lézardes et du vieillissement accéléré du bâtiment).
La principale source ornementale du 19e siècle est le Moyen-Age. Ainsi Tessier, élève de l'architecte Tournesac qui introduisit le style néogothique en Maine-et-Loire, évoque souvent dans ses rapports, les modèles gothiques dont il s'inspire. Ici, le style néogothique est souligné notamment par les arcs brisés des ouvertures et les décors de feuillages des colonnettes.Détail d'un des vitraux

SAINT CHRISTOPHE
Christophe qui signifie en grec "Porte-Christ" apparaît dans les récits légendaires au 11e siècle. Il était censé protéger de la "male mort", la mort subite sans confession, très redoutée au Moyen Age. Ce saint était aussi invoqué contre la peste.
Sa statue placée dans le choeur et le vitrail de la chapelle sud le figurent portant l'enfant sur ses épaules et le pantalon retroussé pour marcher dans l'eau.

SAINT SEBASTIEN
Une statue en bois du 17e siècle est placée à gauche dans le choeur. Elle figure Saint Sébastien à demi-nu, criblé de flèches. On le dit capitaine à Rome de la garde de Dioclétien vers 285. Comdamné pour sa religion en 288, il est martyrisé par sagittation (flèches) et bastonnade. Saint Sébastien est reconnu guérisseur vers 680, après une épidémie de peste à Rome. Il devient populaire du 14e au 17e siècle quand l'Occident chrétien subit le fléau de la mort noire. Il est également protecteur du bétail contre la fièvre aphteuse.
Les archives de Villedieu et de La Blouère font état d'épidémies terribles, de terres pauvres, froides et de la présence de sorciers, guérisseurs et autres devins sur le territoire. Les nombreuses représentations de saint Sébastien évoquent le mal qu'il attire à lui pour protéger la population mais aussi le sacrifice de l'Eucharistie. "Il est pratiquement le seul, avec saint Jean-Baptiste et le Christ, à dévoiler son corps au culte de Dieu, intermédiaire incarné du rapport entre le ciel et la terre",écrit J.-P. Joecker.

LE MONUMENT AUX MORTS

Dans la nef, à gauche, le monument aux morts est composé d'un autel où sont gravés des noms des disparus et d'un tableau situé au-dessus. Ce dernier met en scène un prêtre soldat donnant l'absolution à un mourant sur fond de bataille. Dans le ciel, une croix et une ancre de marine (l'espérance) apparaissent en gloire à côté d'un ange porteur des symboles du martyre : la couronne et la palme. Les luttes religieuses qui divisaient la France se sont apaisées au lendemain de la Grande Guerre. La présence de religieux parmi les soldats a fait naître une fraternité de front. Ainsi, lors de l'inauguration de ce monument, le 19 novembre 1920, on notait la présence, parmi les anciens combattants, de l'Abbé Moreau, ex-lieutenant au 135e régiment d'infanterie et chevalier de la Légion d'honneur.

                                               
LA CHAPELLE DE LA SALETTE

Au nord de l'église, on accède à la chapelle Notre-Dame-de-La-Salette, qui a été adjointe postérieurement à l'église en 1872. Elle commémore l'apparition de la vierge à deux jeunes bergers de la Salette, en Isère, en 1846.

Ce document est tiré du livret "Eglises accueillantes des Mauges"

CHAPELLE SAINT JOSEPH DU CHENE

HISTORIQUE
Lors d'une mission en 1856, le père jésuite Louis Lamoureux propose à l'abbé Peltier, le premier curé de Villedieu, de disposer une statue de Saint Joseph dans le tronc d'un chêne remarquable, creusé d'une cavité profonde. Agé d'environ 1500 ans, le chêne est ceint d'une barrière. Sa branche latérale est étayée et son tronc forme l'abside de l'oratoire attenant. Au cours du premier pélerinage organisé le 24 août 1856, une statue de Saint Joseph est placée au-dessus d'un autel en granit. L'année suivante, un petit oratoire de briques est construit autour de la cavité. Devant l'affluence populaire et sous l'impulsion de l'évêque d'Angers, Mgr Angelbault, on lui adjoint, entre 1866 et 1869, une plus grande chapelle édifiée, avec le concours de la population, par l'architecte Dussouchay. Cette dernière fut consacrée en 1899 par Mgr Rumeau, évêque d'Angers. Ce dernier couronne la statue, le 29 août 1906, en présence de plus de 25 000 personnes. Cette même année, le petit pavillon octogonal, en bois et en brique (dessiné par l'architecte Beignet), fut construit et les groupes de statues de l'apparition du Sacré-Coeur, de Saint-Michel au dragon et de la sainte Famille, furent installés. En 1956, à l'occasion du centenaire du pélerinage, un véritable sanctuaire à ciel ouvert, pourvu d'un autel et d'une statue monumentale de saint Joseph en habit de travail, est édifié devant l'enclos.

ST JOSEPH
Epoux de la vierge et père nourricier de Jésus, Joseph est peu mentionné dans les Evangiles. On le dit charpentier. Après avoir raccompagné Jésus à Nazareth, il disparaît. Il semble mort avant la Passion du Christ. Considéré, au Moyen Age, comme un figurant subalterne, pour ne pas faire ombrage à la divinité du Christ, né de la Vierge et du Saint-Esprit, saint Joseph devient, à partir du 17e siècle, l'un des saints les plus vénérés de l'église catholique.

LE CULTE DE SAINT JOSEPH
Après le concile de Trente, la popularité de saint Joseph croît, grâce aux fondateurs de l'Ordre des Jésuites, à ceux de l'Ordre de la Visitation et à saint Thérèse qui lui dédie son premier couvent d'Avila. Le 19e siècle a consacré officiellement son triomphe.
En 1847, Pie IX institue le culte de son patronage. En 1870, il est proclamé patron de l'Eglise universelle. Le mois de mars devient le mois de saint Joseph. A Villedieu, une association dédiée à son culte est érigée en archiconfrérie en 1861 par les jésuites d'Angers. Elle réunit un grand nombre de prélats et de laïcs d'origine locale et internationale et institue rapidement des réunions en l'honneur du saint.
A l'exemple de Villedieu, de nombreuses chapelles Saint-Joseph ont été bénites en Maine-et-Loire.

L'ICONOGRAPHIE
Un des vitraux de la chapelle Saint-Joseph-du-ChêneL'ensemble du décor de la chapelle est consacré à saint Joseph. Représenté en vieillard chauve à barbe blanchejusqu'au16e siècle, il prend par la suite, l'aspect d'un homme de 40 ans, figuré en charpentier ou en pèrenourricier. Dans ce dernier cas, on le reconnaît à son bâton fleuri, symbole de son mariage virginal, ou portant l'enfantdans ses bras. Ainsi, des bas-reliefs, sculptés en 1911 et 1912 dans des morceaux du chêne séculaire, le montrent barbu portant un lys ou l'enfant. La statue, en façade, le figure tenant Jésus par la main, celle placée dans le chêne, en père bienveillant et paisible avec l'enfant endormi dans ses bras et celle de l'esplanade, en ouvrier. Les vitraux du transept sont entièrement consacrés au cycle de sa vie.
On peut y voir son mariage, la Présentation au Temple où il offre des colombes, la Nativité, la sainte Famille oùJésus figure en apprenti charpentier, sa mort et son couronnement (scène calquée sur le couronnement de la Vierge, popularisée par les Jésuites).

LE PELERINAGE
Patron de la corporation des charpentiers, saint Joseph l'est aussi des menuisiers et des ouvriers en général. A Villedieu, son image est parfaitement assortie au bois du chêne séculaire.
L'importance prise par le nombre des ouvriers sur la commune, à partirdu 19e siècle, est naturellement une des raisons du choix de son patronage. D'autre part, le curé Peltier était fils de menuisier et le père Lamoureux, membre de l'Ordre des Jésuites qui encouragea le culte de saint Joseph.
Le saint est aussi patron de la bonne mort. Deux plaques de marbre témoignent des marques de reconnaissance et surtout d'encouragement que les papes ont accordées au sanctuaire de Villedieu. L'une consacre des prières à la paix, l'autre accorde des indulgences plénières aux récitants les jours de fêtes de saint Joseph et des indulgences partielles à tous les visiteurs.

Le pélerinage de Villedieu a lieu tous les ans, le dernier dimanche d'août.

Ce document est tiré du document "Eglises accueillantes des Mauges"

LES CENOTAPHES

Dix pierres tombales en granit ont été transférées dans l'église Saint Christophe de la Blouère en 1991. Ces monuments funéraires appelés cénotaphes, ont certainement recouvert les sépultures (aujourd'hui disparues) de frères chapelains, de chevaliers et de servants d'armes. Ils rappellent la présence, dans le bourg de Villedieu, du manoir et de la chapelle d'une commanderie de l'ordre du temple (commanderie de Villedieu-en-Plaine-Perche) dévolue, après la disparition des templiers en 1312, à l'ordre de l'Hôpital-Saint-Jean-de-Jérusalem, dit ordre de Malte à partir de 1530.
Véritable châtellenie, cet établissement seigneurial était doté de terres en fief, de privilèges et de droits de justice s'étendant sur de nombreuses paroisses alentour.
Pour le spirituel, la commanderie relevait, comme la plupart des abbayes et prieurés, du Saint-Siège. Quant au temporel, elle relevait du prieuré d'Aquitaine dépendant de la Langue de France.
Chaque commandeur affermait le plus souvent son bénéfice à un intendant. Les plus anciennes commanderies apparaissent au 12e siècle mais surtout au 13e siècle. Au début du 14e siècle, on augmente le nombre de servants d'armes dans chaque commanderie pour veiller à la garde des domaines.

Par la suite, la guerre de Cent Ans vient perturber l'exploitation et justifie la reconstruction du manoir et de la chapelle au milieu du 15e siècle (rasés en 1869 pour ériger l'église Saint-Jean-Baptiste de Villedieu).
Ces cénotaphes, pierres tombales élevées en bâtière (deux pentes), sont gravés de symboles et d'arcatures ogivales.
Ils semblent donc dater des 13e et 14e siècles. La fleur de lys est, au 13e siècle, l'expression de trois vertus : foi, sagesse et chevalerie et un symbole de souveraineté.
En ce milieu du Moyen-Age, la fleur de lys devient la figure héraldique de la Vierge, adoptée par de nombreux dignitaires religieux puis par les rois de France. Le vase (symbole du tombeau du Christ) observé sur l'une des pierres, rappelle que l'ordre était défenseur du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

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