Trames verte, bleue et noire
La commune, riche de paysages variés, œuvre à la protection et à la valorisation de son patrimoine, notamment naturel.
Qu’est ce que la trame verte et bleue ?
Réseau écologique pour la préservation de la biodiversité, la Trame verte et bleue est une politique visant à intégrer la biodiversité dans les décisions d’aménagement du territoire, en s’attachant à la préservation et à la remise en bon état des continuités écologiques.
Hérissons, salamandres et chauves-souris sont des animaux qui voyagent dans notre environnement. Les aménagements et modifications des paysages liés aux activités humaines ont profondément modifié les habitats de ces espèces et contraint leurs déplacements.
Lors du Grenelle de l’environnement (2007), l’Etat s’est engagé à reconstituer un réseau d’échanges sur le territoire national pour que les espèces animales et végétales puissent, comme l’homme, communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer… c’est-à-dire assurer leur survie, en facilitant leur adaptation au changement climatique. Ce réseau est appelé la Trame verte et bleue (TVB).
La faune et la flore empruntent différentes voies pour leur cycle de vie :
- Haies, champs, bois, prairies… : représentent les trames vertes
- Cours d’eau, fossés, mares… : représentent les trames bleues
La connaissance des espèces et des milieux naturels ainsi que des enjeux spécifiques à leur préservation permet notamment d’établir une cartographie des couloirs de circulations existants et/ou à créer pour préserver la biodiversité.
Cette cartographie est notamment prise en compte dans les schémas d’aménagements territoriaux, les plans locaux d’urbanisme, etc. Les lois Grenelle obligent désormais à ce que tous les documents d’urbanisme intègrent une Trame Verte et Bleue.
Et la trame noire ?
La trame noire consiste à préserver des réseaux écologiques propices aux déplacements et au cycle de vie de la faune nocturne.
Avec l’expertise du CPIE Loire Anjou, Beaupréau-en-Mauges a élaboré en 2017 une trame noire pour garantir des espaces sans lumière ou bien maîtrisée, lutter contre la pollution lumineuse et préserver la biodiversité nocturne en réduisant l’éclairage de la nuit, qu’il soit public ou privé.
Les conséquences de la pollution lumineuse sont multiples :
- mortalité des insectes,
- rythme biologique perturbé,
- dérèglement de la chaîne alimentaire
- changement des axes de migration des oiseaux.
Les chauves-souris, des espèces protégées
Dans les Mauges, on compte une vingtaine d’espèces de chauves-souris, toutes protégées. La nuit, le fait de ne pas pouvoir échapper à la lumière des lampadaires ou néons influe sur leur orientation et capacité de reproduction. Cela désordonne leur zone de chasse.
Le parc de Beaupréau, Espace Naturel Sensible, abrite plusieurs colonies de nombreuses chauves-souris. Les agents municipaux et les bénévoles qui entretiennent le parc réalisent d’ailleurs des aménagements afin de les préserver, et tous les promeneurs et usagers du parc doivent être vigilants à ne pas perturber cette faune protégée.
À l’échelle intercommunale
En partenariat avec Mauges Communauté et l’Office Français de Biodiversité (OFB), le CPIE Loire Anjou met en œuvre une trame nocturne. Ce projet est décliné auprès de l’ensemble des usagers du territoire.
- La première étape est de mesurer l’impact de l’éclairage artificiel sur les chauves-souris par des recherches bibliographiques, des analyses cartographiques et des enregistreurs acoustiques.
- Ensuite, une réflexion sera réalisée, en collaboration avec les communes du territoire, pour agir contre la pollution lumineuse : extinction et gestion des durées d’éclairages, peinture réfléchissante, diminution des températures de couleurs…
Le CPIE accompagne les collectivités des Mauges autour de cette problématique. En lien avec les agents et élus municipaux, des aménagements dans les zones les plus exposées sont envisagés.

Elsa Josse
Adjointe déléguée à la sensibilisation à l'environnement et la biodiversité
Le but est de protéger la faune nocturne tout en répondant aux attentes des habitants. Il nous faut donc définir ensemble une politique de réduction d’éclairage avec, en bonus, des économies financières. Cette action est en cohérence avec le plan climat territorial qui vise à réduire notre impact carbone dans les Mauges.